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Référencement

Être cité par ChatGPT et les IA : le référencement qui change

Comment apparaître dans ChatGPT, Gemini ou Perplexity ? Ce que l'on sait vraiment du GEO, ce qui reste du référencement classique et quoi faire sur votre site.

8 min de lecture
Sommaire
  1. 1Comment ChatGPT et les autres IA choisissent-ils leurs sources ?
  2. 2Le GEO, qu’est-ce que c’est ?
  3. 3Étape 1 : laisser entrer les robots des IA
  4. 4Étape 2 : rester solide sur les moteurs de recherche
  5. 5Étape 3 : écrire des passages qu’une IA peut citer
  6. 6Étape 4 : exister ailleurs que sur votre site
  7. 7Le fichier llms.txt est-il utile ?
  8. 8Comment savoir si les IA parlent de vous ?
  9. 9Ce qu’il faut éviter
  10. 10Questions fréquentes

Pour apparaître dans les réponses de ChatGPT, de Gemini ou de Perplexity, votre site doit être accessible à leurs robots, bien référencé dans les moteurs de recherche, et contenir des passages clairs qui répondent à des questions précises. C’est ce qu’on appelle le GEO, et il repose pour l’essentiel sur les bases du référencement classique. Voici ce que l’on sait vraiment, ce qui relève de la promesse, et les actions concrètes à mener.

Comment ChatGPT et les autres IA choisissent-ils leurs sources ?

Un assistant comme ChatGPT peut répondre de deux façons.

  • De mémoire, à partir de ce qu’il a appris pendant son entraînement. La réponse ne cite alors aucune source, et ce que le modèle « sait » de votre entreprise date de cet entraînement.
  • En cherchant sur le web, au moment de la question. L’assistant lance des recherches, lit des pages, puis rédige une réponse qui renvoie vers ses sources par des liens.

Seul le second mode peut vous apporter des visites et une citation visible. C’est sur lui que l’on peut agir.

Chez Google, les fonctions d’IA du moteur (les « Aperçus IA » en haut des résultats et le mode IA) s’appuient sur l’index de Google Search. Google précise qu’elles peuvent lancer plusieurs recherches liées à la question, sur différents sous-sujets, pour construire leur réponse. Une page bien positionnée sur une question voisine peut donc être citée pour une question qu’elle ne vise pas directement.

Le GEO, qu’est-ce que c’est ?

GEO signifie Generative Engine Optimization : optimiser sa présence dans les réponses des moteurs génératifs, c’est-à-dire des IA qui rédigent une réponse au lieu d’afficher une liste de liens. Le terme est récent, et il recouvre surtout des pratiques déjà connues en référencement naturel.

Google le dit d’ailleurs sans détour dans sa documentation sur les fonctions d’IA et votre site : les bonnes pratiques du référencement restent valables, et il n’existe ni exigence supplémentaire ni optimisation spéciale pour apparaître dans les Aperçus IA ou le mode IA. Pour être éligible comme lien de référence, une page doit simplement être indexée et pouvoir s’afficher avec un extrait dans les résultats.

Un site qui n’est pas trouvé par les moteurs a peu de chances d’être cité par les IA. Le GEO commence par un bon référencement.

Ce qui change, c’est la manière d’écrire et de juger le résultat. Une page ne gagne plus seulement une place dans une liste : un de ses paragraphes peut être repris, résumé et cité dans une réponse.

Étape 1 : laisser entrer les robots des IA

Une IA ne peut citer que ce que ses robots ont pu lire. Le fichier robots.txt de votre site décide qui a le droit d’entrer.

OpenAI documente ses robots et en distingue deux principaux :

  • OAI-SearchBot sert à la recherche dans ChatGPT. Un site qui le bloque n’apparaît pas dans les réponses de recherche de ChatGPT.
  • GPTBot sert à collecter des contenus qui peuvent être utilisés pour entraîner les modèles d’OpenAI.

Les deux réglages sont indépendants : vous pouvez autoriser la recherche tout en refusant l’entraînement. OpenAI indique qu’un changement du fichier robots.txt peut mettre environ 24 heures à être pris en compte par ses systèmes de recherche.

Chez Google, c’est le robot habituel, Googlebot, qui alimente aussi les fonctions d’IA du moteur. Le jeton Google-Extended permet seulement de limiter l’usage de vos contenus pour l’entraînement et les réponses de certains autres systèmes de Google.

Deux vérifications à faire sur votre site :

  1. Lire votre robots.txt (il se trouve à l’adresse votresite.fr/robots.txt) et vérifier qu’il ne bloque pas, par excès de prudence, les robots de recherche des IA.
  2. Vérifier les réglages de votre hébergeur ou de votre pare-feu. Certains services proposent de bloquer les robots d’IA d’un simple bouton, parfois activé sans qu’on le sache.

Sur devolim.fr, nous avons fait le choix d’accueillir tous les robots, moteurs de recherche et assistants compris.

Étape 2 : rester solide sur les moteurs de recherche

Les assistants qui cherchent sur le web s’appuient sur des index de moteurs ou sur leurs propres robots. Dans tous les cas, les mêmes qualités comptent :

  • des pages indexées, que vous pouvez contrôler dans Google Search Console ;
  • un site rapide et lisible sur téléphone (nous en parlons dans notre article sur la vitesse d’un site et les Core Web Vitals) ;
  • un contenu visible dans le code de la page, et pas seulement chargé après coup par des scripts que tous les robots ne savent pas exécuter ;
  • une structure claire : un titre par page, des intertitres qui annoncent le contenu, des adresses de pages lisibles.

Pour une entreprise locale, la fiche Google Business Profile reste la première source d’informations fiables sur votre activité : horaires, adresse, avis, services. Notre article sur le référencement local avec Google Business Profile explique comment la tenir à jour.

Étape 3 : écrire des passages qu’une IA peut citer

Une IA cite rarement une page entière. Elle reprend un passage qui répond précisément à une question. Votre contenu doit donc contenir des paragraphes qui se comprennent seuls.

Prenons l’exemple d’un plombier qui veut être cité quand on demande « faut-il détartrer un chauffe-eau électrique ». Une page vague (« Nous intervenons sur tous vos équipements avec professionnalisme ») ne donne rien à citer. Une page utile pose la question en intertitre, puis répond dès la première phrase : à quoi sert le détartrage, quels signes doivent alerter, qui peut le faire, et ce que l’entreprise propose dans sa zone d’intervention.

Quelques règles simples :

  • une question par partie, formulée comme on la tape ou comme on la pose à voix haute ;
  • la réponse courte d’abord, les détails ensuite ;
  • des faits vérifiables : délais, zones, conditions, normes, plutôt que des adjectifs ;
  • des définitions claires des termes de votre métier ;
  • des tableaux pour les comparaisons, faciles à lire pour une personne comme pour une machine ;
  • les mêmes informations partout : nom, activité, ville, coordonnées identiques sur toutes vos pages.

C’est aussi ce que Google recommande dans ses conseils pour créer du contenu utile, fiable et pensé pour les personnes.

Étape 4 : exister ailleurs que sur votre site

Pour décrire une entreprise, une IA qui cherche sur le web croise plusieurs sources. Une entreprise dont le nom, l’activité et la ville apparaissent de façon cohérente sur plusieurs sites fiables est plus facile à décrire correctement.

Concrètement :

  • des annuaires professionnels sérieux de votre secteur, avec des informations à jour ;
  • des avis clients sur les plateformes que vos clients utilisent réellement ;
  • des mentions dans la presse locale, sur le site d’un partenaire, d’un fournisseur ou d’une fédération professionnelle ;
  • des informations identiques partout : une ancienne adresse sur un annuaire peut se retrouver dans une réponse.

Le fichier llms.txt est-il utile ?

Le fichier llms.txt est une proposition publiée en 2024 par Jeremy Howard : un fichier texte placé à la racine du site, qui résume en Markdown ce que contient le site et renvoie vers ses pages principales, pour faciliter la lecture par les IA.

C’est une proposition, pas une norme, et Google rappelle qu’aucune optimisation spéciale n’est nécessaire pour ses propres fonctions d’IA. Le fichier ne garantit donc rien. Il est en revanche simple à produire et à tenir à jour s’il est généré automatiquement : nous en publions un sur devolim.fr, construit à partir des mêmes données que le site.

Comment savoir si les IA parlent de vous ?

Il n’existe pas d’équivalent de Search Console pour ChatGPT. Le suivi se fait donc avec des moyens simples :

  1. Poser vous-même les questions de vos clients aux principaux assistants, avec la recherche web activée, et noter qui est cité. Les réponses varient d’une fois à l’autre : c’est une tendance qu’on observe sur plusieurs semaines, pas un classement fixe.
  2. Regarder l’origine de vos visites dans votre outil de mesure d’audience : les visites qui viennent de chatgpt.com, perplexity.ai ou gemini.google.com y apparaissent quand l’outil affiche les sites d’origine.
  3. Demander à vos nouveaux clients comment ils vous ont trouvé. La réponse « on m’a conseillé votre nom dans ChatGPT » devient une piste à suivre.

Ce qu’il faut éviter

  • Les promesses de résultat garanti. Personne ne contrôle les réponses d’une IA. Un prestataire qui garantit une place dans ChatGPT promet ce qu’il ne maîtrise pas.
  • Les pages produites en masse par une IA. Google range parmi les pratiques de spam la génération de nombreuses pages sans valeur ajoutée, quel que soit l’outil utilisé pour les écrire.
  • Le texte caché destiné aux robots. Ce qui est invisible pour vos visiteurs, mais visible pour les machines, relève des mêmes pratiques sanctionnées que dans le référencement classique.

Questions fréquentes

Le GEO remplace-t-il le SEO ?

Non. Il s’appuie dessus. Les assistants qui cherchent sur le web lisent des pages accessibles, indexées et bien construites : un site invisible sur les moteurs a peu de chances d’être cité. Le GEO ajoute surtout une exigence d’écriture : des passages clairs, qui répondent seuls à une question.

Faut-il bloquer GPTBot pour protéger ses contenus ?

C’est un choix qui vous appartient, et il n’empêche pas d’apparaître dans la recherche de ChatGPT, qui dépend d’OAI-SearchBot. Bloquer GPTBot indique à OpenAI de ne pas utiliser vos contenus pour l’entraînement de ses modèles. Pour un site vitrine, l’enjeu est souvent faible ; pour un éditeur de contenus payants, il peut être important.

Combien de temps faut-il pour être cité par une IA ?

Il n’y a pas de délai garanti. Un changement technique va vite : OpenAI indique environ 24 heures pour prendre en compte une modification du robots.txt. Le travail sur les contenus et la réputation se mesure en mois, comme le référencement sur Google.

Une petite entreprise peut-elle être citée face aux grandes marques ?

Oui, surtout sur des questions précises ou locales, où les grandes marques n’ont souvent pas de réponse détaillée. Une page qui répond exactement à la question d’un client de votre ville a ses chances, quelle que soit la taille de l’entreprise qui la publie.

Le référencement par les IA se travaille avec les mêmes outils que le référencement sur Google, et un peu plus d’exigence sur l’écriture. Notre page référencement détaille ce que nous faisons sur Google, dans les réponses des IA et dans les stores, et vous pouvez nous présenter votre site sur la page contact.

Un article de l'équipe Devolim, publié le 15 octobre 2026.

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